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Jonas Day
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Lepidiolamprologus mimicus

 
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P.



Inscrit le: 04 Juin 2001
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MessagePosté le: 14 Nov 2007 12:08    Sujet du message: Lepidiolamprologus mimicus Répondre en citant

vu sur CRC, tout est là :

http://www.mapress.com/zootaxa/2007f/zt01638p049.pdf

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Hulk



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MessagePosté le: 14 Nov 2007 12:41    Sujet du message: Répondre en citant

Super-intéressant! Je me demandais comment c'était possible, mais en regardant les photos en milieu naturel, il n'y a pas de doute... Similaire au mimétisme des Plecodus avec les Cyphotilapia, sauf que les premiers sont des prédateurs, les seconds plutôt des parasites.
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Séb_59



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MessagePosté le: 14 Nov 2007 13:48    Sujet du message: Répondre en citant

Hulk a écrit:
Super-intéressant! Je me demandais comment c'était possible, mais en regardant les photos en milieu naturel, il n'y a pas de doute... Similaire au mimétisme des Plecodus avec les Cyphotilapia, sauf que les premiers sont des prédateurs, les seconds plutôt des parasites.



Intéressant en effet. Par contre tout dépend ce qu'on appelle parasite et prédateur... pour moi les Plecodus sont des prédateurs et non des parasites. Un prédateur n'a une relation que très courte avec sa proie, peu importe qu'il la tue ou non. Un parasite a une relation plus étroite et plus intime, et surtout durable avec sa victime. Certains parasites tuent également leur victime, par exemple les guêpes parasitoïdes. Pour moi il n'y a donc pas de différence entre ce lepidio et les plecodus. Le but est d'approcher d'une proie/victime sans se faire remarquer en l'imitant.
Séb
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Hulk



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MessagePosté le: 14 Nov 2007 14:51    Sujet du message: Répondre en citant

Non, ton acception du parasitisme ne tient pas... Un moustique est un parasite, pourtant, il va te piquer une fois et s'en aller. Idem pour un vampire. Pour moi, la différence vient de ce qu'avec un prédateur, il y a mise à mort. Mais tu as raison, dans le cas des parasitoïdes, on se trouve à la limite entre prédation et parasitisme, sauf qu'on pourrait faire valoir que dans leur cas, il s'agit quand même de parasitisme lorsque la mort est différée. Bien entendu, ça suppose de définir ce qu'on entend par différé. Mais grosso modo, pour moi, c'est ça l'idée. Un microbe peut tuer son hôte par la maladie qu'il génère, mais c'est du parasitisme tout de même.

Le parasitisme englobe des acceptions assez larges: le simple fait de chiper sa nourriture à un autre animal est traditionnellement considéré comme du parasitisme, comme par exemple chez les labbes (oiseaux apparentés aux mouettes) ou chez les frégates (apparentées aux pélicans, elles). D'ailleurs, l'espèce représentative de la famille des labbes s'appelle tout simplement Stercorarius parasiticus.

Et bien entendu, n'oublions pas le parasitisme de reproduction, tel celui des coucous, des veuves ou des Synodontis. D'ailleurs, dans ce cas aussi, il faut remarquer que ce parasitisme s'accompagne souvent de la mise à mort d'une partie de la portée parasitée. Les coucous jettent par dessus bord les oeufs ou oisillons de l'espèce-hôte, et les Synodontis s'en nourrissent, me semble-t-il (dans ce cas, il y a prédation à l'intérieur du parasistime...).
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P.



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Messages: 2839
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MessagePosté le: 14 Nov 2007 18:27    Sujet du message: Répondre en citant

Mark Smith me fait savoir que la photo de mon site (L. profundicola) n'est pas le vrai profundicola et m'interroge dessus.
Il en ressort que ce poisson photographié à Anvers sous le nom de "profundicola yellow" vient de Tanzanie et que, selon M. Smith, tous les "profundicola yellow" issus de Tanzanie sont en fait des L. mimicus.
Ils sont dans le livre de Konings sous le nom de L. "profundicola tanzania"


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Séb_59



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Messages: 1309
Localisation: Vancouver, BC

MessagePosté le: 14 Nov 2007 18:47    Sujet du message: Répondre en citant

Salut,
ma définition est pourtant largement acceptée par la communauté scientifique... (je suis moi même parasitologue dans le fond). Pour être plus explicite, les forces évolutives et les stratégies adaptatives des victimes et des aggresseurs dans les deux cas sont très différentes.
On parle classiquement de filtre de rencontre et de filtre de compatibilité.

Un prédateur aussi bien qu'un parasite va être sélectionné parce qu'il a une bonne capacité à trouver sa proie ou son hôte. A priori à ce niveau pas trop de différences. Sauf que les parasites jouent souvent sur le nombre (je fais des milliers et des milliers de bébés pour qu'au moins un ou deux trouvent une victime pour la bouffer) alors que les prédateurs ne peuvent pas le faire (chaque descendant viable doit trouver plusieurs victimes). Dans les deux cas par contre, la victime va être sélectionnée pour sa capacité à éviter de rencontrer l'aggresseur (parasite ou prédateur). C'est ce qu'on appelle le filtre de rencontre. C'est une sorte de filtre qui maintient une première course aux armements entre les deux organismes concernés avec des stratégies différentes entre parasites et prédateurs. C'est valable pour des moustiques, des lions, des bactéries pathogènes, des coccinelles, des ténias, des parasitoides, etc...

Par contre, la grosse différence entre un parasite et un prédateur, c'est que l'interaction entre un prédateur et sa proie est très courte (au mieux quelques heures). La proie ne coinstitue pas l'habitat de son prédateur. Dans le cas des parasites, l'hôte cosntitue l'habitat du parasite. La proie n'a pas vraiment de possibilité de jouer sur la compatibilité entre le prédateur et sa proie, alors que l'hôte peut jouer négativement sur le parasite en rendant son corps inhabitable par le parasite. Par exemple le cycle de développement de la proie n'influence pas le prédateur ou peu. Pendant qu'un parasite doit généralement accomplir un cycle complet sur son hôte, trouver toutes ses ressources dans le corps de son hôte, caller son cycle de développement sur les cycles de vie de plusieurs hôtes dans le cas de cycles complexes, le prédateur n'est pas obligé de le faire. Si une proie ne lui apporte pas tout ce dont il a besoin, pas grave il peut aller le chercher ailleurs, sur une autre proie ou dans l'environnement abiotique. Un lion peut aussi bien manger des antilopes adultes que juvéniles tout au long de l'année. Et s'il n'en a pas, il peut manger un zèbre, voire un buffle, des girafes, des éléphants, etc... S'il a soif, il peut aller au bord d'une mare, etc... Un parasitoïde de drosophile ne peut vivre que sur l'espèce de drosophile qui a un cycle de vie compatible, une taille compatible, etc... il ne pourra pas s'attaquer à une abeille ou un papillon par exemple. Si il lui manque de l'eau ou des sels minéraux, il ne peut pas sortir du corps de la larve ou de l'oeuf qu'il parasite. Il doit tout trouver à l'intérieur.

L'interaction courte proie-prédateur empêche aussi un certain nombre d'évolution, en particulier l'évolution vers le mutualisme (qui est en fait du parasitisme réciproque, je te laisse me bouffer si je peux te bouffer). Ce type d'évolution vers le mutualisme est répandu dans le cas des parasites, mais impossible dans le cas des relations proies-prédateurs. Egalement, un parasite n'a pas avantage à ce que son hôte meurt rapidement, et bien souvent les parasites confèrent des résistances ou des avantages divers à leurs hôtes pour améliorer leur taux de survie, comme par exemple des résistances aux métaux lourds, à des pathogènes, des productions d'acides aminés rares, des vitamines, etc... alors qu'un prédateur n'a aucun intéret à le faire et de toute façon (vu la durée de l'interaction) il ne peut pas le faire.

Une interaction courte de type prédation, qui nécessite une vie autonome et des rencontres fréquentes (et efficaces en terme de capture/prélèvement de matière organique) ne permet pas de simplifier à outrance le corps du prédateur. Par exemple, un moustique est redoutablement armé pour trouver ses victimes. De nombreux parasites, notamment chez les crustacés (sacculine par exemple) possèdent une structure corporelle très simple parce qu'ils exploitent directement les organes de leur hôte sans le détruire complêtement, un seul hôte suffit. Cette tendance vers la simplification du corps (et du génome au passage) n'est pas observée (à ma connaissance) chez les prédateurs.
Une autre différence, c'est qu'un prédateur a généralement de nombreuses victimes, alors qu'un parasite n'en a qu'une ou un nombre limité.

Je te conseille de lire les ouvrages de Claude Combes qui est le père de la parasitologie en France et est reconnu internationalement.
par exemple, un ouvrage très clair et très bien fait (j'en ai un chez moi, une véritable bible):
http://www.amazon.fr/INTERACTIONS-DURABLES-ECOLOGIE-EVOLUTION-PARASITISME/dp/2100057537/ref=sr_1_11?ie=UTF8&s=books&qid=1195059503&sr=8-11
Séb
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Florent.De.Gasperis
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MessagePosté le: 14 Nov 2007 20:44    Sujet du message: Répondre en citant

Ce comportement est déjà connu chez des mérous qui imite une espèce inoffensive pour s'approcher de leur proie. Par contre ce comportement est adopté seulement chez les juvéniles d'une taille comparable à l'espèce imitée après ils changent de couleur et de comportement. Compte tenu de la taille adulte des Lepidio par rapport aux Cyrpi est-ce que ça pourrait pas être la même chose chez eux ?
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Florent.De.Gasperis
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MessagePosté le: 14 Nov 2007 22:04    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.mnhn.fr/sfi/cybium/numeros/pdf/253pdf/06.snyder.pdf

http://www.ufrgs.br/ni/vol3num2%5CNota02lr.pdf

http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=1193123

http://www.springerlink.com/content/k26651774n16g3mg/

quelques publis que j'ai trouvé en cherchant rapidement.

la plus intéressante

http://zoolstud.sinica.edu.tw/Journals/44.3/299.pdf

Enjoy !

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Hulk



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MessagePosté le: 14 Nov 2007 22:50    Sujet du message: Répondre en citant

Je te crois volontiers, Séb., mais manifestement, tu exposes le point de vue de parasitologues spécialistes de parasites qui établissent des relations hôtes-parasite durables, et qui, je le suppose, veulent restreindre l'acception du parasitisme à ce type de relations.

Peut-être que c'est cette acception qui prévaudra par la suite (peut-être est-ce en cours), mais à ma connaissance, ce n'est pas le cas. Je reviens sur mon exemple: un moustique est un parasite, pas un prédateur, pourtant, si on accepte vos définitions de parasitologues, c'en est un. Ça fait un peu bizarre de me dire que je suis la proie d'un moustique certaines nuit d'été!

Plus sérieusement, si vraiment vous, les parasitologues, voulez restreindre l'acception du terme, il faudra donc en trouver d'autres pour les parasitismes au sens large, tels qu'ils ont toujours été définis au cours des siècles. J'ai pris l'exemple du labbe Stercorarius parasiticus, qui est nommé depuis le XIXè siècle (peut-être même le XVIIIè) pour prouver qu'il s'agit bien d'une acception ancienne et historique.
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Hulk



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MessagePosté le: 14 Nov 2007 22:53    Sujet du message: Répondre en citant

P. a écrit:
Mark Smith me fait savoir que la photo de mon site (L. profundicola) n'est pas le vrai profundicola et m'interroge dessus.
Il en ressort que ce poisson photographié à Anvers sous le nom de "profundicola yellow" vient de Tanzanie et que, selon M. Smith, tous les "profundicola yellow" issus de Tanzanie sont en fait des L. mimicus.
Ils sont dans le livre de Konings sous le nom de L. "profundicola tanzania"



Intéressant, mais pas sûr... Ou alors, la robe mimétique disparaîtrait avec l'âge, puisque la nageoire anale jaune semble absente chez ton individu. Il faudrait savoir quelle taille atteignent ces poissons. Déjà, les types de la description atteignent dans les 15 cm de longueur standard, ça fait grand pour jouer à la mère-grand dans les bancs de petits chaperons rouges Paracyprichromis. A moins qu'à partir de cette taille ils miment des C. coloratus, ou même qu'ils deviennent des prédateurs comme les autres.
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P.



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MessagePosté le: 15 Nov 2007 12:52    Sujet du message: Répondre en citant

Hulk a écrit:

Intéressant, mais pas sûr... Ou alors, la robe mimétique disparaîtrait avec l'âge,

page 8 de la publi

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"Lepidiolamprologus mimicus." Online Posting. 14 Nov 2007 12:08. Cichlidsforum.
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